Depuis le 1er juillet 2025, la protection des travailleurs contre les épisodes de chaleur n’est plus une simple recommandation : le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 l’a inscrite dans le Code du travail. Pour les sites industriels — ateliers de production, entrepôts logistiques, halls de maintenance — la question n’est plus « faut-il agir ? » mais « comment ? ». Tour d’horizon des obligations et des solutions adaptées aux grands volumes.
Ce que dit la réglementation
Le décret n° 2025-482 impose à l’employeur d’intégrer le risque lié à la chaleur dans son évaluation des risques professionnels (DUERP) et de mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées, parmi lesquelles :
- des procédés de travail ne générant pas d’exposition excessive à la chaleur, ou générant une exposition moindre ;
- la modification de l’aménagement et de l’agencement des lieux de travail, dont le renouvellement de l’air et l’abaissement de la température ;
- l’adaptation des horaires et de l’organisation du travail ;
- la mise à disposition d’eau fraîche et de moyens de protection.
L’INRS rappelle par ailleurs qu’au-delà de 30 °C pour une activité sédentaire et de 28 °C pour un travail physique, la chaleur constitue un risque pour la santé — et chaque degré supplémentaire dégrade la vigilance, la productivité et la sécurité.
Pourquoi la climatisation classique ne répond pas au problème des grands volumes
Climatiser un atelier de 5 000 ou 10 000 m² avec des groupes à compression se heurte à trois murs :
- l’investissement : réseaux frigorifiques, centrales de traitement d’air et puissances électriques colossales ;
- l’exploitation : la facture d’électricité s’envole, d’autant plus que les portes d’un site industriel restent ouvertes (quais, passages d’engins) ;
- l’environnement : les fluides frigorigènes HFC/HFO sont dans le collimateur de la réglementation européenne F-GAZ.
Le rafraîchissement adiabatique : la réponse dimensionnée aux sites industriels
Le rafraîchissement d’air évaporatif (ou adiabatique) refroidit l’air extérieur en le faisant passer à travers des filtres imbibés d’eau, puis le diffuse dans le bâtiment. Ses atouts collent exactement aux contraintes industrielles :
- jusqu’à 15 °C de moins ressentis, portes et fenêtres ouvertes ;
- 80 % de consommation électrique en moins qu’une climatisation par compression, sans aucun fluide frigorigène ;
- un renouvellement d’air permanent qui évacue poussières, fumées et odeurs — un second bénéfice réglementaire, l’aération des locaux de travail étant elle aussi encadrée par le Code du travail ;
- un investissement environ quatre fois inférieur, et des unités mobiles rapidement disponibles pour parer à l’urgence.

Les résultats sont documentés : sur un site carton et emballage comme en extrusion plastique, la température intérieure est restée sous les consignes tout l’été, avec 75 à 85 % d’économie d’énergie à la clé — les détails chiffrés sont dans nos études de cas à télécharger.
Et le risque de légionellose ?
Sécurité sanitaire et réglementaire : la conception technique des rafraîchisseurs HI COOL garantit un renouvellement permanent de l’eau. L’absence totale de stagnation empêche la formation du biofilm et le développement des légionelles (Legionella).
Les équipements adiabatiques à médias évaporatifs ne génèrent pas d’aérosols et ne stockent pas d’eau chaude. À ce titre, ils ne sont pas visés par la réglementation relative aux installations de refroidissement par dispersion d’eau dans un flux d’air (rubrique ICPE 2921) : aucun enregistrement ni suivi contraignant n’est requis pour votre site.
Par où commencer ?
Par une étude de dimensionnement : surface et volume à traiter, implantation des unités (toiture, façade ou mobiles), températures cibles et contraintes d’hygrométrie de votre process. A2P INDUSTRIE, spécialiste du froid industriel depuis 1990, réalise cette étude gratuitement : contactez nos équipes.
